Paris-Roubaix : des cavalières se préparent pour une première course “physiquement exigeante”

Paris-Roubaix : des cavalières se préparent pour une première course “physiquement exigeante”


Chantal van den Broek Blaak
La première course masculine a eu lieu en 1896

En 125 ans, les hommes les plus coriaces dans l’un des sports les plus difficiles ont été laissés pour compte sur les pavés étroits de Paris-Roubaix.

La course légendaire revient ce week-end et, pour la première fois de son histoire, les femmes s’affronteront sur le brutal « pavé ».

Avant la course, la Britannique Lizzie Deignan a fait écho aux sentiments de nombreux sportifs, affirmant qu’une version féminine de l’événement “aurait dû avoir lieu il y a longtemps”.

“Malheureusement, ce n’est pas le cas, mais nous progressons”, a-t-elle ajouté à la base de son équipe Trek-Segafredo pour la course en France. “C’est le reflet du respect que gagne le cyclisme féminin.”

Bienvenue en enfer

Connue sous le nom de « l’enfer du nord », la course vers la petite ville française de Roubaix à la frontière belge comprend un parcours unique de pistes de ferme pavées et cahoteuses qui laissent les coureurs secoués et couverts de poussière – ou recouverts de boue s’il pleut .

Et la pluie est au rendez-vous ce samedi, où les coureuses s’attaqueront à un parcours de 160 km sur lequel elles seront martelées par des cailloux pendant des heures, avant que celles qui ont survécu à l’assaut ne s’élancent vers la victoire sur le vélodrome en plein air de Roubaix.

«Physiquement, ce sera l’une des courses les plus exigeantes, a dit Deignan, 32 ans, après avoir essayé une section du pavé avec ses coéquipières.

“C’est différent de ce à quoi je m’attendais. Physiquement, c’est plus épuisant que ce à quoi je m’attendais mais, en termes de niveau de compétence, je me sens à l’aise.”

Compte tenu du parcours unique de la course, il est difficile de dire qui sortira vainqueur du peloton féminin, mais la course est connue pour favoriser les coureurs les plus coriaces et les plus puissants qui peuvent sprinter et s’adapter rapidement aux changements de conditions.

Deignan, championne du monde sur route 2015, est l’une des plus fortes coureuses d’un jour du Women’s World Tour. Mais elle affronte les meilleurs cavaliers du sport, dont sa coéquipière Elisa Longo Borghini, Marianne Vos de Jumbo-Visma et Chantal van den Broek-Blaak du puissant SD Worx.

Dans un sport qui voit un groupe de coureurs d’élite remporter la plupart des victoires au cours d’une saison, Deignan pense que cette course pourrait être la plus imprévisible.

“Ce peloton n’a jamais couru sur des pavés auparavant”, a-t-elle ajouté. “Je pense que ce sera le cas dès le départ. Ce n’est pas une longue course et, sur les sections pavées, il y aura des feux d’artifice. Vous ne pouvez tout simplement pas rouler facilement sur ces pavés.”

Paris-Roubaix
Les coureurs s’ennuient souvent sur le pavé

Hommes du moment et domestiques rusés

Chez les hommes ce dimanche, le défi est encore plus ardu, avec un parcours de 258 km qui n’a jamais vu un coureur britannique s’imposer.

Cette année, le prometteur Jake Stewart, 21 ans, disputera la course pour son équipe de France Groupama-FDJ, face à des légendes qui ont déjà soulevé le trophée – un pavé bien sûr.

D’anciens vainqueurs comme la star slovaque de Bora-Hansgrohe Peter Sagan et l’éternel Philippe Gilbert de Lotto-Soudal affrontent les hommes du moment Wout van Aert de Jumbo-Visma et Mathieu van der Poel d’Alpecin-Fenix.

Mais la course est une loterie. Alors gardez un œil sur les domestiques rusés tels que le duo gallois Luke Rowe et Owain Doull d’Ineos Grenadiers – une équipe qui ne se contente pas de faire le Tour de France plus propre et plus long.

Ils sont là pour se salir les mains. Tout comme les femmes – enfin.

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